Oulfa Sennani : Le développement territorial, un levier d’impact durable
Sur le terrain, au cœur des territoires marocains comme à l’international, Oulfa Sennani observe un défi majeur : comment concevoir des projets qui transforment réellement la vie des populations locales et établir un lien direct entre les politiques publiques et leur impact à l’échelle territoriale ?
Très tôt, elle se passionne pour l’aide internationale et le développement territorial. Son parcours connait un tournant lorsqu’elle part en Indonésie pour le compte des Nations Unies, où elle a contribué à la mise en œuvre du programme de reconstruction des régions affectées par le tsunami de 2004 .
Tous ses choix professionnels ont par la suite été guidés par la volonté d’agir au service de son pays, au service des territoires :
– 10 ans à l’Agence Française de Développement à structurer des projets territoriaux et des dynamiques innovantes locales en faveur des femmes et des jeunes autour de l’économie sociale et solidaire, des industries culturelles et du sport
– 5 ans dans le pilotage des politiques publiques et l’alignement stratégique d’organisations institutionnelles
– En 2023, elle fonde Ino Impact, sa structure dédiée aux projets de développement. Sa vision : créer des passerelles entre les banques internationales de développement, la société civile et les acteurs publics et maximiser ainsi l’impact des projets à travers une meilleure maitrise des risques associés, une coordination à plusieurs niveaux, des actions mesurables et construites main dans la main avec les territoires.
Selon elle, un projet réussi doit générer de la valeur productive, des emplois, et surtout des dynamiques vertueuses qui renforcent les communautés. Mais dans un domaine souvent marqué par la multiplicité des intervenants et la complexité de mise en œuvre, elle considère que les compétences et l’engagement collectif sont des éléments clés pour faire émerger des projets durables au plus près de la réalité.
Son message est clair : un territoire se transforme lorsque l’on place l’impact social au même niveau que la performance opérationnelle.




