Les erreurs LinkedIn des dirigeantes marocaines
Pour chaque portrait que nous publions, nous lisons le profil LinkedIn de la dirigeante. Après 218 portraits, les mêmes erreurs reviennent, et elles n'ont rien à voir avec le talent. Voici les neuf plus fréquentes, avec ce que nous faisons pour les corriger dans notre accompagnement digital pour dirigeantes.
1. Le titre qui ne dit pas ce que vous faites
« Directrice » chez « Groupe X ». Directrice de quoi, de combien de personnes, sur quel périmètre ? Le titre est la première ligne que Google et les lecteurs voient. Il doit contenir la fonction, le périmètre et le secteur, et correspondre exactement à ce que dit votre portrait de référence.
2. Le résumé écrit à la troisième personne, ou absent
Un tiers des profils que nous consultons n'ont pas de résumé. Un autre tiers a un résumé copié de la plaquette de l'entreprise. Le résumé est le seul endroit où vous parlez. Quatre paragraphes à la première personne : ce que vous dirigez, ce que vous avez changé, ce en quoi vous croyez, ce dont vous parlez ici.
3. La photo de badge
Prise au téléphone, dans un couloir, en 2018. Elle est partout : LinkedIn, Google, les articles qui vous citent. Une séance d'une heure avec un photographe règle le problème pour trois ans.
4. Le vocabulaire interchangeable
Transformation, impact, excellence, humain au cœur. Dans les 218 portraits, 67 % mentionnent le durable, 97 % des DRH parlent de transformation. Ces mots sont vrais, mais ils ne distinguent personne. Ce qui distingue : un exemple précis, un chiffre, une position que l'on peut contester. Nous avons détaillé l'analyse dans les femmes qui dirigent au Maroc : ce que disent 214 parcours.
5. Zéro chiffre
Par prudence, beaucoup de dirigeantes ne donnent aucun chiffre : ni taille d'équipe, ni budget, ni résultat. Résultat, leur discours ressemble à celui de tout le monde. Il y a toujours des chiffres publics ou publiables : effectifs, nombre de sites, années, projets livrés, pourcentage d'évolution. Les donner, c'est rendre crédible le reste.
6. Ne partager que les posts de l'entreprise
Le profil devient une copie de la page entreprise. Le lecteur n'apprend rien sur vous. Un partage de temps en temps, avec une phrase personnelle, oui. Un profil qui ne contient que cela, non.
7. Le silence après la nomination
C'est l'erreur la plus coûteuse. Une nomination multiplie les recherches sur votre nom pendant quelques semaines. La plupart des dirigeantes mettent leur profil à jour avec retard et ne publient rien « pour ne pas en faire trop ». Google remplit le vide avec ce qu'il trouve. La page les 90 premiers jours après une nomination détaille quoi faire.
8. Le rythme en dents de scie
Six publications en janvier, rien jusqu'en juin. L'algorithme et les lecteurs oublient. Une publication par semaine, tenue douze mois, vaut plus que n'importe quel pic. C'est pour cela que le ghostwriting existe : tenir le rythme sans y passer ses soirées.
9. Aucun contenu en vedette
La section « Sélection » du profil est vide, alors qu'elle devrait contenir votre portrait, une vidéo, un épisode de podcast, un article de presse. C'est l'endroit où un recruteur ou un journaliste clique en premier.
Ce que nous corrigeons en un mois
Les erreurs 1, 2, 3 et 9 sont réglées dans les trois premières semaines de l'accompagnement : profil réécrit, photo, contenus en vedette. Les erreurs 4 à 8 se corrigent par la méthode : un entretien mensuel, quatre publications rédigées dans votre voix, un rythme tenu, et un portrait de référence qui donne à Google ce qu'il cherche. Voir stratégie LinkedIn pour DG et DRH.
Pour un diagnostic de votre profil, envoyez-nous son lien.
Questions fréquentes
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